Une ville née du charbon

Decazeville doit son nom et sa fondation au duc Élie Decazes, qui lance en 1826 l'exploitation industrielle du charbon et des forges avec l'ingénieur François-Gracchus Cabrol. On extrayait déjà du charbon dans le secteur depuis le XVIe siècle, mais c'est cette impulsion du XIXe siècle qui transforme le bassin en un territoire industriel à part entière. L'extraction souterraine se poursuit jusqu'en 1966, tandis que l'exploitation à ciel ouvert, elle, continue jusqu'en 2001 : plus de dix millions de tonnes de charbon en seront extraites au total.

La Découverte : un gouffre devenu un site naturel

Le site dit « la Découverte » est la plus grande mine à ciel ouvert jamais exploitée en France. On y voit encore le chevalement, une structure métallique de 22 mètres de haut qui descendait les mineurs jusqu'à 150 mètres sous terre : c'est le seul survivant de ce type en Aveyron. Après la fermeture en 2001, le site a fait l'objet d'une réhabilitation de grande ampleur entre 2001 et 2007, avec près de 6 millions de mètres cubes de terre déplacés et un lac de 8 hectares créé au fond de l'ancienne fosse. Aujourd'hui, des sentiers empruntent les anciennes pistes minières, jusqu'à un point de vue en hauteur qui domine la Découverte et Decazeville, ou jusqu'au monument de la Vierge pour un panorama sur la vallée du Lot et les monts d'Aveyron.

Infos pratiques

L'accès aux sentiers, au tour du lac et aux points de vue est libre et gratuit toute l'année. Une visite guidée est proposée aux individuels d'avril à octobre (5 € par adulte, 3 € pour les enfants de 8 à 12 ans), et toute l'année pour les groupes sur réservation, en deux temps : le musée du patrimoine industriel et minier, puis le site de la Découverte et son chevalement. Comptez environ 25 minutes de route depuis le gîte, pour 24 km. Les thermes de Cransac, avec leur propre histoire minière, ne sont qu'à une dizaine de minutes de route : les deux visites se combinent bien dans la même journée.