Un palais Renaissance né d'un chantier inachevé

C'est Jean de Buisson qui fait bâtir le château entre 1540 et 1560, sur les fondations d'une forteresse médiévale antérieure. Le résultat est un plan en L, avec deux ailes reliées par une tour d'angle, dans un style Renaissance rare en Rouergue, une région plutôt réputée pour ses châteaux forts et ses villages perchés. Le chantier est dirigé par le maître maçon Guillaume Lissorgues, dont la mort accidentelle interrompt les travaux avant leur achèvement complet : une partie du projet initial ne verra jamais le jour. Plus tard, en 1790, un incendie détruit l'aile est du château, qui restera en ruine pendant plus de deux siècles.

Façades sculptées, jardins remarquables et restauration primée

Ce qui frappe en arrivant, c'est la façade est, une galerie qui évoque un arc de triomphe, avec ses éléments décoratifs Renaissance et ses cheminées monumentales. À l'intérieur, une chapelle du XVIIe siècle abrite un retable de Claude Vignon. Le château est classé monument historique depuis 1942, et ses jardins reconstitués portent le label « Jardin remarquable » depuis 2018. Depuis leur acquisition en 2007, Gérald et Martine Harlin ont mené une restauration de grande ampleur, notamment la reconstruction complète de l'aile est et de l'escalier monumental : un chantier récompensé en 2021 par le Grand Trophée du patrimoine. Le site accueille aujourd'hui un auditorium de 145 places et des résidences d'artistes.

Infos pratiques

Comptez environ 35 minutes de route depuis le gîte, pour environ 29 km. Le château se visite individuellement d'avril à octobre, et toute l'année pour les groupes sur réservation. C'est une visite à part, assez éloignée de nos autres suggestions de villages de caractère : on ne la combine pas avec une autre étape le même jour, entre le trajet et le temps qu'on aime prendre pour profiter des jardins.